artcreche

LSD and Art

In 1 on November 29, 2009 at 4:25 pm

Doctors dispensed it as therapy. It meant that there was a lot of early experimentation.

This is a series of drawings  made by a volunteer on acid, of his monitoring doctor.

He made them every hour or so. Look how he sees the doctor in a different way each time!

My favourite is the bottom left hand one.

The patient said of the bottom left -hand one “This will be the best drawing, Like the first one, only better. If I’m not careful I’ll lose control of my movements, but I won’t, because I know. I know”. you can see where he’s thinking clearly, and when he’s not.

Pretty intesting huh?

3Dateliercom_Visionary_Art.jpg

This is what you see behind your eyelids. Not that I would know.

Its not surprising that so many people got ‘inspired’

Check out this poem by Henri Michaux: I dont think you have to understand the French to get the idea…

Henri Michaux, Plume (précédé de Lointain intérieur), Gallimard, 1963.

Télégramme de Dakar

Dans le noir, le soir,

auto dans la campagne.

Baobabs, Baobabs,

baobabs,

Plaine à baobabs.

Baobabs beaucoup de baobabs

baobabs

près, loin, alentour,

Baobabs, Baobabs.

Dans le noir, le soi,

sous les nuages bas, blafards, informes,

loqueteux, crasseux,

en charpie, chassés vachement

par vent qu’on ne sent pas,

sous des nuages pour glas,

immobiles comme morts sont les baobabs.

Malédiction !

Malédiction sur CHAM !

Malédiction sur ce continent !

Village

village endormi

village passe

De nouveau dans la plaine rouverte : Baobabs

Baobabs baobabs Baobabs

Afrique en proie aux baobabs !

Féodaux de la Savane. Vieillards-Scorpions.

Ruines aux reins tenaces. Poteaux de la Savane.

Tam-tams morbides de la Terre de misère.

Messes d’un continent qui prend peur.

Baobabs.

Village

1

Noirs

Noirs combien plus noirs que de hâle

Têtes noires sans défense avalées par la nuit.

On parle à des décapités

les décapités répondent en « ouolof »

la nuit leur vole encore leurs gestes.

Visages nivelés, moulés tout doux sans appuyer

village de visages noirs

village d’un instant

village passe

Baobabs Baobabs

Problème toujours là, planté.

Pétrifié – exacerbé

arbre-caisson aux rameaux lourds

aux bras éléphantiasiques, qui ne sait

fléchir.

Oh lointains

Oh sombres lointains couvés par d’autres

Baobabs

Baobabs, Baobabs, Baobabs

Baobabs que je ne verrai jamais

répandus à l’infini. Baobabs.

Parfois s’envole un oiseau, très bas, sans élan,

comme une loque

Un Musulman collé à la terre implore Allah

Plus de Baobabs.

Oh mer jamais encore aussi amère

Le port au loin montre ses petites pinces

(escale maigre farouchement étreinte)

Plus

plus

Plus de baobabs

baobabs

baobabs

Peut-être jamais plus

baobabs

2

baobabs

baobabs

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